Mépris de la direction !
… encore une fois !
Dans une période où le Groupe rachète pour 5 Mds d’euros de ses propres actions sur 4 ans pour les supprimer, la direction campe sur ses positions et propose à de nombreux salariés une perte de pouvoir d’achat pour 2026, cette posture est inacceptable.
Voici un résumé des 4 réunions de Négociation Annuelle Obligatoire :

Pour obtenir les 75€ de talon revendiqué par la CGT, il aurait donc fallu 12 réunions !
Pour une société comme SAE, sortir d’une quatrième réunion de « Négociation » Annuelle Obligatoire avec seulement 0,05 % d’augmentation générale en plus et trois euros supplémentaires sur le talon par rapport à la troisième réunion est tout simplement ahurissant, cela relève de la provocation et du mépris face au travail fourni et aux efforts consentis.
Ceux qui se félicitent d’un tel résultat tournent le dos à l’intérêt collectif, ils acceptent l’inacceptable et trahissent les salariés. Quant à ceux qui osent présenter cet accord comme un prétendu progrès social, ils servent de caution à une direction qui piétine le dialogue social et méprise les revendications légitimes des salariés.
Une signature précipitée de cet accord ferme définitivement la porte à toute discussion complémentaire alors que la direction a largement les moyens de proposer un accord plus audacieux. La CGT SAE Villaroche s’oppose donc à la signature des NAO 2026 en l’état et exige que la direction revoie sérieusement ses propositions, à la hauteur des attentes, des besoins des salariés et des richesses créées.

Malgré le mécontentement massif des salariés, la CFDT, la CFE-CGC ainsi que l’UNSA ont choisi de signer la proposition de la direction. En signant, elles valident le chantage patronal, elles favorisent une politique salariale au rabais, elles tournent le dos aux revendications portées par les salariés.
La CGT dénonce cette parodie de négociation de la politique salariale 2026. La solution appartient aux salariés à moins d’un an des élections professionnelles. La sanction doit se faire lors du scrutin. Chaque voix qui ne va pas à la CGT, fourni de l’encre aux stylos des autres organisations syndicales.
Au terme des négociations entre la direction et la CGT qui n’aboutissent jamais à une signature de cette dernière malgré sa décision de revoir ses revendications à la baisse, il faut se rendre à l’évidence que trouver un accord pour les salariés est impossible car les objectifs sont très différents.
D’un côté les dirigeants du groupe y compris les gros actionnaires se gavent, de l’autre côté une CGT qui se bat pour assurer une progression juste et régulière des salaires pour que les travailleurs puissent être récompensés dignement de leurs efforts.
Rappelons que le conflit social de 2022 chez SAE, les grévistes avaient obtenu pour les 50000 salariés du groupe une AG de 1%.
On peut donc légitimement constater que lorsqu’un mouvement de grève est suivi, le rapport de force est inversé si bien que les salariés en sortent gagnants.
Ci-dessous tableaux des critères de politique salariale SAE en comparaison avec les résultats financiers du groupe.
2019 est l’année de référence et perspectives du groupe pour 2025.
